Bonsoir,
Je me rends compte que le billet de l’autre jour ne donnait pas grande envie de venir à Sarrebruck. C’était plutôt « crève sur le béton charogne » et « je prendrai mon thé avec un nuage de lait et des anti-dépresseurs ». Aujourd’hui je vais donc tâcher de corriger un peu le tir… souhaitez moi bonne chance.

Avant de vous parler un peu plus de la capitale de la Sarre, sujet qui, je le sais, vous chavire le cœur d’émotions contrastées, prenons le temps d’un petit commentaire de photo comme à mon habitude. Ce que vous voyez là, c’est un bout de route qui s’trouve pas très loin de chez moi, sur le chemin que j’emprunte en vélo le matin pour me rendre au boulot, vers 8h42. Le soir, même trajet mais cette fois en descente, ce qui est nettement plus chouette, et surtout nettement plus rapide. Je passe devant les riches maisons de Rotenbühl, puis devant la brasserie Bruch, enfin sous le pont ferroviaire et puis j’arrive là, à côté de la station d’essence, où le feu est immanquablement au rouge. Il fut un temps jadis, en octobre, où le soleil brillait encore à dix-huit heure. Mais c’est terminé. Désormais je rentre sous une pluie fine (et malheureusement je n’ai pas d’essuie-glaces à mes lunettes) et la lumière des lampadaires.
Soyons honnête, Sarrebruck ça casse pas trois pattes à un canard. Malgré tout, je trouve un certain charme à la ville. "Heureusement, vu qu’il y reste 6 mois le pauvre bourge" (oui, je suis un peu télépathe). Petite précision géographique : Sarrebruck compte 180 002 habitants et se trouve collée à la frontière française. La Sarre, région dont la ville est capitale, a connu, au même titre que la Lorraine, la fin douloureuse de l’industrie sidérurgique et peine encore à se reconvertir. On croise beaucoup de clochards dans les rues, beaucoup de centres sociaux aussi. En plus, et ça c’est une caractéristique propre à toute l’Allemagne, les bombardements de la seconde guerre mondiale ont complètement défiguré Sarrebruck. Les rues portent la laideur des différentes phases de reconstruction, hâtives et souvent mal dirigées. Mais je suis un peu sévère. Il y a quelques îlots encore préservés, de jolies façades en briques, et beaucoup de bâtiments qui ont été retapés à l’identique. Je vous montre une jolie photo pour prouver ces allégations douteuses.

L’édifice principal de la ville, en plus des églises, de l’hôtel de ville et du château minable : le théâtre national de la Sarre. C’est un bloc pharaonique (j’aime assez le style)construit en 1938 par le régime national-socialiste, «cadeau» du régime après le rattachement du Land au Reich par référendum. Trio à vous glacer le sang pour l’inauguration: Goebbels, ministre de la propagande, avec Hitler et Himmler tapant des mains au premier rang.

Bon, comme je ne prévois pas de devenir guide touristique de Sarrebruck, je vais essayer de passer à autre chose. Surtout que j’en vois qui sont déjà un peu endormis derrière leurs écrans. Je vous avait promis des perruques (et là vous criez: « Ouuuuais ! »), et bien les voici. Première photo : « Le jeu des 7 erreurs ». Sauras-tu trouver la différence entre les deux messieurs ? Attention, il y a peut-être un piège.

Préparez vous pour la photo suivante: celle des quintuplés braqueurs de banque! A gauche il y a Ingo et Siegfried, les gros bras. Au centre c’est Klaus, le chauffeur. Vient ensuite Ludwig, le perceur de coffre qui ne sourit jamais. Enfin, Stanislaus, le meneur, celui qui organise les coups et qui dirige la fratrie depuis la maternelle.

Et pour finir, un petit aperçu de ma chambre, et de mon canapé à la tenture bariolée (on ne se refait pas). Vous constaterez que ce n’est pas la même qu’à Berlin, non, non, j’en ai acheté une autre !

Portez-vous bien, boycottez farouchement Noël avant le mois de décembre, et bon vent !
Avant de vous parler un peu plus de la capitale de la Sarre, sujet qui, je le sais, vous chavire le cœur d’émotions contrastées, prenons le temps d’un petit commentaire de photo comme à mon habitude. Ce que vous voyez là, c’est un bout de route qui s’trouve pas très loin de chez moi, sur le chemin que j’emprunte en vélo le matin pour me rendre au boulot, vers 8h42. Le soir, même trajet mais cette fois en descente, ce qui est nettement plus chouette, et surtout nettement plus rapide. Je passe devant les riches maisons de Rotenbühl, puis devant la brasserie Bruch, enfin sous le pont ferroviaire et puis j’arrive là, à côté de la station d’essence, où le feu est immanquablement au rouge. Il fut un temps jadis, en octobre, où le soleil brillait encore à dix-huit heure. Mais c’est terminé. Désormais je rentre sous une pluie fine (et malheureusement je n’ai pas d’essuie-glaces à mes lunettes) et la lumière des lampadaires.
Soyons honnête, Sarrebruck ça casse pas trois pattes à un canard. Malgré tout, je trouve un certain charme à la ville. "Heureusement, vu qu’il y reste 6 mois le pauvre bourge" (oui, je suis un peu télépathe). Petite précision géographique : Sarrebruck compte 180 002 habitants et se trouve collée à la frontière française. La Sarre, région dont la ville est capitale, a connu, au même titre que la Lorraine, la fin douloureuse de l’industrie sidérurgique et peine encore à se reconvertir. On croise beaucoup de clochards dans les rues, beaucoup de centres sociaux aussi. En plus, et ça c’est une caractéristique propre à toute l’Allemagne, les bombardements de la seconde guerre mondiale ont complètement défiguré Sarrebruck. Les rues portent la laideur des différentes phases de reconstruction, hâtives et souvent mal dirigées. Mais je suis un peu sévère. Il y a quelques îlots encore préservés, de jolies façades en briques, et beaucoup de bâtiments qui ont été retapés à l’identique. Je vous montre une jolie photo pour prouver ces allégations douteuses.
L’édifice principal de la ville, en plus des églises, de l’hôtel de ville et du château minable : le théâtre national de la Sarre. C’est un bloc pharaonique (j’aime assez le style)construit en 1938 par le régime national-socialiste, «cadeau» du régime après le rattachement du Land au Reich par référendum. Trio à vous glacer le sang pour l’inauguration: Goebbels, ministre de la propagande, avec Hitler et Himmler tapant des mains au premier rang.
Bon, comme je ne prévois pas de devenir guide touristique de Sarrebruck, je vais essayer de passer à autre chose. Surtout que j’en vois qui sont déjà un peu endormis derrière leurs écrans. Je vous avait promis des perruques (et là vous criez: « Ouuuuais ! »), et bien les voici. Première photo : « Le jeu des 7 erreurs ». Sauras-tu trouver la différence entre les deux messieurs ? Attention, il y a peut-être un piège.
Préparez vous pour la photo suivante: celle des quintuplés braqueurs de banque! A gauche il y a Ingo et Siegfried, les gros bras. Au centre c’est Klaus, le chauffeur. Vient ensuite Ludwig, le perceur de coffre qui ne sourit jamais. Enfin, Stanislaus, le meneur, celui qui organise les coups et qui dirige la fratrie depuis la maternelle.
Et pour finir, un petit aperçu de ma chambre, et de mon canapé à la tenture bariolée (on ne se refait pas). Vous constaterez que ce n’est pas la même qu’à Berlin, non, non, j’en ai acheté une autre !
Portez-vous bien, boycottez farouchement Noël avant le mois de décembre, et bon vent !



Bon sang !
RépondreSupprimerce salaud a laissé Ivanhoé derrière-lui...
Pourquoi ?
et pourquoi pas quelques photos de ta rue et des petites places aux alentours pour montrer que si si, Sarrebruck peut être joli?!
RépondreSupprimerBâtard!! c'est plus grand que chez moi! et y a des plantes vertes en plus! et du parquet qui ressemble encore à quelque chose!
RépondreSupprimerPS : pierre-david a été transporté d'urgence à l'hôpital
Je voulais dire que de mon point de vue, ton appart était tellement chouette que j'étais jaloux et (petite blagounette pourrie) pour pierre-david, c'était tellement du luxe par rapport à son petit studio qu'il en avait fait un malaise...
RépondreSupprimerIl y a un certain temps déjà, alors que je sirotais un café en compagnie de Matthias, je lui avais suggéré d'activer le contrôle parental sur les PC de la colloc. Il m'a demandé pourquoi. Maintenant, vous savez.
RépondreSupprimerPas tous les ordis de la colloc... "Sur l'ordi du colloc" me semble être une mesure plus appropriée !
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