Bonsoir,
Comme il faut battre le fer tant qu’il est chaud, gober ses frites tant qu’elles sont encore un peu croustillantes et vider sa bière avant que les bulles ne se fassent la malle, j’ai décidé de consacrer le billet d’aujourd’hui aux deux jours que j’ai passé à Strasbourg le week-end dernier.
J’ai participé au Forum franco-allemand, un grand salon de l’étudiant où sont présents la plupart des gens formidables du monde merveilleux du franco-allemand: des institutions, des entreprises et une bosse grosse louchée d’universités et d’écoles, le tout parsemé bien sûr d’étudiants et de lycéens avec des sacs à dos marqués au typex, la peau grasse et des chaussures idiotes. Bon, y'en a aussi qui sont beaux mais ils sont moins marrants. Horaires intensifs et interviews à tour de bras, le tout heureusement interrompu le samedi soir par une remise de prix suivie d’un petit buffet et de quelques verres de mousseux. J’ai testé la rondelle de tomate mozzarella sur son toast, verdict : dégueulasse. Le petit pain au lait fourré au poulet curry : passable. Le pain surprise au saumon : carrément mangeable, même si surgelé. Les bouts de Flammenküche froide : admis, un classique. J’aurais bien pris en photo tout ces trucs, mais je bossais et les invités m’auraient sans doute pris pour un gros naze (un tocard sans doute, un naze non, une pastèque même pas ). Par contre j’ai pu immortaliser quelques images de l’après cérémonie. Ajoutez-y des gens qui sourient aux appareils photos et quelques discours ronflants et qui donnent envie de ronfler et c’est comme si vous y étiez.
Le Palais des congrès où se tenait le salon est un bâtiment assez bizarre, vraiment super seventies. Les visiteurs partis, on se croit un peu dans THX1138 ou Soleil vert. Admirez donc ce plafond.
Les femmes de ménages sous-payées qui nettoient le bordel après la rumba sont là pour nous rappeler qu’on vit quand même une époque formidable, comme disait Reiser. Mais de quoi se plaint-on ? Au moins les enfants n’ont plus le droit de travailler dans les mines. D’ailleurs il n’y a plus de mines.
Je ne sais pas comment introduire cette photo-ci, alors je vais faire simple. Impression soleil couchant sur le parking du palais des congrès. Amen.
Sinon à Strasbourg il y a la cathédrale, et là je dois dire que j’ai été bluffé. Elle est vraiment foutrement imposante, plus que la maquette géante qu'il y avait dans le hall de mon hôtel. La photo est nullarde, mais pas facile de saisir la totalité de ce tas de pierres finement ouvragées. Après ,j’ai cherché une crêperie pendant trois plombes, sans succès, et finalement je suis rentré à l’hôtel et j’ai mangé une pomme en lisant le Canard dans mon lit, avec en face de moi ma petite valise à roulette sagement posée sur son banc en bois conçu exprès pour elle, et au-dessus les grosses poutres apparentes du mur. Alsace oblige !
L’hôtel était très correct. En plein centre, avec un service au poil, un petit-dej' copieux et une moquette chicos. Reste que la déco intérieure était surchargée. Alsace oblige !
Tant que j’y suis, je vous fais partager une observation qui m’a frappé : il y a un nombre de coiffeurs incroyable à Strasbourg ! A croire que les cheveux des gens de l’est poussent plus vite. Il faudra que je vérifie ça. Mais je n’ai pas pensé à prendre en photo un salon de coiffure. A la place je vous mets cette grosse maison aux volets bleus, qui se trouve à l’angle d’un pont dans le quartier de la petite France. J’avais deux heures à tuer avant de prendre mon train du retour, et je me suis baladé. Très chouette Strasbourg, contrairement à l’image que j’en avais. Par moment, j'ai même eu l’impression d’avoir été catapulté au XVIIIe siècle, les bagnoles et les boutiques de merde en plus.
Bon, je vous laisse, ma couette m’appelle. Difficile d’être d’attaque en début de semaine après un week-end qui s’est résumé à rien de plus qu'un petit dimanche tout mollasson. J’ai encore des heures de sommeil à rattraper moi. Continuez à me laisser des commentaires, ça fait toujours plaisir. J’essaie de mettre en ligne un premier sondage dans les jours qui viennent. Ne mangez que des fruits et légumes de saison, et bon vent, comme dirait l’ami Georges Pernoud!



Toujours aucune nouvelles d'Ivanhoé.
RépondreSupprimerTant pis.
Saloperie de web 2.0 !
Les salles glauques de congrés et l'architecture pseudo-traditionnelle forment un univers qui semble te porter sur le moral. On ne fait pas de bières en Alsace ?
RépondreSupprimermmmh, peut être que les Allemands viennent chez les coiffeurs strasbourgeois, car peut-on vraiment se fier à un coiffeur allemand... j'en doute parfois! Cela peut être une explication. On mènera l'enquête dans 2 semaines!
RépondreSupprimerBravo !
RépondreSupprimerUn corps un peu plus gros améliorerait la facilité de lecture.
Jean-Paul
L'éclatante victoire de Sarrebruck
RépondreSupprimerremportée aux cris de Vive l'Empereur!
Au milieu, l'Empereur, dans une apothéose
Bleue et jaune, s'en va, raide, sur son dada
Flamboyant; très heureux, - car il voit tout en rose,
Féroce comme Zeus et doux comme un papa;
En bas, les bons Pioupious qui faisaient la sieste
Près des tambours dorés et des rouges canons,
Se lèvent gentiment. Piton remet sa veste,
Et, tourné vers le Chef, s'étourdit de grands noms!
A droite, Dumanet, appuyé sur la crosse
De son chassepot, sent frémir sa nuque en brosse,
Et: "Vive l'Empereur!!!" - Son voisin reste coi...
Un schako surgit, comme un soleil noir... - Au centre,
Boquillon rouge et bleu, très naïf, sur son ventre
Se dresse, et, - présentant ses derrières-: "De quoi?..."